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Une ferme pédagogique en lieu et place du parc zoologique au Chaudron. La municipalité de Saint-Denis y travaille depuis quelque temps. L’outil devrait être opérationnel dans le courant de l’année prochaine.
Depuis 2005 le zoo de Saint-Denis est fermé au public. Cette fermeture a fait suite à l’escapade inattendue de “Django” le tigre. Une escapade sans conséquence fâcheuse, fort heureusement. Aujourd’hui sur cet espace de 2,5 hectares, les voisins du vieux fauve se font de plus en plus rares. Sans qu’il y soit pour quelque chose. Le temps a fait son œuvre dans les rangs. Il ne reste plus que quelques émeus, une famille de lémuriens, un lama, des chèvres, ânes, kangourous, grues et perroquets, un couple d’iguanes, trois pythons et une colonie de tortues. Nombre de ces pensionnaires sont appelés à quitter le site, à plus ou moins longue échéance. “Tout ce qui forme la vie sauvage et présente un caractère agressif ne sera plus chez nous” indique Bernard Gougache, directeur du parc animalier. Exit lémuriens, reptiles et “Django”. Né à Saint-Denis, il finira sa vie à l’étranger. Âgé de 25 ans, il a bien vécu et désormais le temps qui vient, pour lui, n’est que bonus. Pour le transfert de ces troupes d’un genre particulier, la ville de Saint-Denis a déjà signé un accord avec le parc de Cazelas à l’île Maurice et n’attend plus que les autorisations du gouvernement élu il y a quelques mois pour conclure cette phase. “UN RAPPORT PLUS AMICAL”
Depuis quelque temps déjà, les élus dionysiens travaillent à l’instauration d’une ferme pédagogique. “Nous souhaitons développer un autre regard, chez les enfants, par rapport aux animaux et à la nature,” soutient Jean-Pierre Espéret, chargé du dossier. Il est vrai que le zoo tel que nous le connaissions jusque-là n’était pas du tout adapté et, pour nombre d’animaux, sa conception relevait, pour ainsi dire, de la maltraitance, tant l’espace qui leur était destiné était plus que restreint. Ce temps est désormais révolu. Depuis 2005, la municipalité a entrepris une reconfiguration des enclos et les prochains hôtes n’auront pas à se plaindre. Chèvre, vaches, moutons, poneys, volailles, lapins, poissons égailleront ce nouvel outil éducatif. “Nous voulons susciter une sensibilisation et une réflexion sur la nature, sur le monde animal, la domestication, l’élevage et l’alimentation. Le but est d’amener, les jeunes en particulier et la population en général, à un rapport plus amical avec l’animal,” poursuit Jean-Pierre Espéret. La protection de l’environnement y tiendra également une place non négligeable. “À travers ce dispositif nouveau, nous tâcherons de proposer des solutions vers le biologique,” note encore notre interlocuteur. Écologiste convaincu et militant de longue date, on ne pouvait attendre moins de sa part.
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